Ep. 8 : La déconvenue, puis le renouveau
Un siècle de foot à VA | 
Mardi 26 mars 2013 - 18:02
Cette année, le club valenciennois fête son centenaire. Chaque semaine, nous reviendrons sur les moments forts de son histoire, de sa création jusqu'à aujourd'hui. Huitième épisode de notre saga : de la déconvenue au renouveau du club en Division 1...
VA se pérennise en D1 et on croit alors le club du Hainaut parti pour gravir les échelons. Mais, un peu contre toute attente, le club connaîtra la descente en D2 lors de la saison 1960-1961... La saison commence pourtant par une (belle) surprise : Thadée Cisowski. L’attaquant, trois fois meilleur buteur de D1 arrive à Valenciennes à l'âge de 33 ans. Dès son premier match avec VA, ce dernier inscrit trois buts. Mais rapidement, l'équipe ne trouve plus les solutions devant. Cisowski déçoit rapidement et Bonnel est retenu par ses obligations militaires. A mi-saison, VA est relégable mais les caisses sont vides. Il n'est donc pas question d'aller chercher du renfort. Robert Domergue pense d'ailleurs pouvoir s'en sortir avec le groupe du début de saison. Malgré tous ces espoirs, l'USVA finit avant-dernier et descend en D2. Domergue ne baisse pas les bras et n'a qu'une idée en tête : remonter dès l'année suivante.

Ce sera chose faite, et ce malgré la présence de gros clubs en deuxième division (Bordeaux, Lille, Marseille, notamment). Thadée Cisowski s'en va, Serge Masnaghetti explose. A mi-parcours, VA est deuxième. L'année civile 1962 commence par un K.O., celui de Robert Domergue, qui reçoit un uppercut lors de Rouen-Valenciennes en Coupe de France, alors qu'il venait calmer les joueurs des deux équipes. Domergue est à terre ce jour-là, mais VA restera debout jusqu'à l'ultime journée de championnat. « Masna » marque au total 21 buts, les Rouge et Blanc terminent deuxième et remonte en D1... Pour Domergue, qui aura toujours eu la confiance des dirigeants, cette descente était finalement un mal pour un bien.

1962-1963, VA retrouve donc la D1 un an après l'avoir quittée. L'objectif est simple : le maintien. Valenciennes démarre fort. Joseph Bonnel découvre rapidement l'Equipe de France B, mais pour un match seulement. Car, dès le suivant, c'est en Equipe de France A qu'il est appelé. Il sera rejoint quelques semaines plus tard par Serge Masnaghetti, surnommé « Monsieur un but par match ». L'attaquant valenciennois marque 35 buts cette saison-là et finit donc meilleur buteur du championnat. VA termine la saison à la neuvième place, bien au-delà des espérances du club en début de saison. Le beau jeu attire et les Valenciennois disputent le Tournoi de New-York, une fois la saison finie.

1963-1964 : On sent la montée en puissance valenciennoise. VA se fait un nom, et ce même sans son buteur Masnaghetti, blessé. A mi-saison, VA est en troisième position. Mais, en 1964, les hommes de Domergue ont un gros coup de mou. Valenciennes semble plus se concentrer sur la Coupe de France que sur le championnat. Les Valenciennois s'inclinent en demi-finale face à une équipe de Lyon (2-0), réaliste. Masnaghetti pleure, mais Domergue sourit : il a retrouvé « son VA ». Après une tournée à Hong Kong, VA finit la saison en trombe, sixième avec la meilleure défense du championnat.

Pas de doute, Valenciennes a franchit un cap et Robert Domergue le sait : le club du Hainaut peut viser encore plus haut. Ca sera le cas dès la saison suivante... A suivre...