Ép. 13 : Instabilité... mais rigueur
Un siècle de foot à VA | 
Mardi 7 mai 2013 - 17:03
Cette année, le club valenciennois fête son centenaire. Chaque semaine, nous revenons sur les moments forts de son histoire, de sa création jusqu'à aujourd'hui. Treizième épisode de notre saga : Instabilité... mais rigueur.

Saison 1975-1976. Valenciennes veut éviter les anciennes déconvenues et ne veut plus faire l'ascenseur, comme ce fut le cas quelques saisons auparavant. Les Rouge et Blanc démarrent fort le championnat : ils sont à la cinquième place après neuf journées. Mais cela ne dure pas bien longtemps... VA coule rapidement et lutte finalement pour le maintien, objectif du début de saison. Jean-Pierre Destrumelle insiste sur le manque d'audace de ses joueurs. Finalement, les Valenciennois redressent la barre et se maintiennent sans trop de pression. VA finit devant Lens et Lille, les deux autres équipes nordistes de D1. Le club veut franchir un pallier et cherche à construire un centre de formation, pour assurer l'avenir du club.

1976-1977. Malgré les appels du pied que lui font d'autres clubs, Destrumelle décide de rester à VA. Henri Pouille, le Président, continue de chercher des solutions pour la stabilité financière. La stabilité, l'équipe n'en n'a pas vraiment sur le terrain. Et l'entraîneur valenciennois tape du poing sur la table : « Ils ont besoin d'un psy ! ». Clairement, le mental fait défaut dans cette équipe et le maintien de celle-ci ne sera assurée qu'en fin de championnat.

A l'intersaison, les départs sont nombreux, notamment Six, alors tout nouveau Bleu, et Coumba. VA a besoin de ses départs pour s'assainir. Le Président Pouille se démarque des autres présidents, jugés dépensiers : « Je ne suis pas un mouton ! ». La masse salariale baisse de 25% et l'effectif de VA est très renouvelé.

1977-1978. Roger Milla, le Ballon d'Or Africain 1976 arrive ! A l'époque, les supporters de l'USVA avaient lancé une opération spéciale : « Soulier d'or ». Le but était de vendre 30 000 bons de souscription à 10 Francs pour faire signer le Camerounais.
Mais l'homologation de sa venue n'est pas faite à temps. Milla évoluera alors avec l'équipe de DH pendant une saison. Du coup, les spectateurs affluent pour voir jouer la deuxième équipe de l'USVA.
On en oublierait presque l'équipe première... Cette saison, le problème valenciennois est le physique. Si l'équipe de Destrumelle entre bien dans ses matches, elle lâche complètement dans les derniers instants. Cela est peut-être dû aux conditions d'entraînements : les terrains habituels sont en réfection... VA se maintient en fin de saison et de nombreux départs sont encore à prévoir. Les fins de saisons se suivent et se ressemblent...

1978-1979. « En six ans, j'ai vu partir trois équipes complètes » explique Destrumelle. Milla joue maintenant avec les pros. Le départ est magnifique, grâce à un Roger Milla en très grande forme. Mais rapidement, le Camerounais déçoit la Tribune de Fer. Il est replacé sur l'aile et sans véritable attaquant, l'équipe stagne et ne gagne que très peu de matches.

Et ce qui devait arriver arriva... En fin de saison, Valenciennes est barragiste. Mais en D2, Gueugnon, trop juste financièrement, ne peut accèder à la D1. VA, 18e, est sauvé lors de la dernière journée en faisant match nul face au Paris FC (1-1).

VA a eu peur, l'effet Milla n'aura pas eu lieu. Destrumelle s'en va et Wilczek prend l'équipe première. Valenciennes est à nouveau dans le flou avant d'aborder sa cinquième saison consécutive en D1...

> Episode 12 : Inespérée, cette remontée !
> Episode 11 : VA fait l'ascenseur
> Episode 10 : L'après-Domergue
> Episode 9 : VA sur le podium
> Episode 8 : La déconvenue, puis le renouveau
> Episode 7 : L'USVA progresse...

> Episode 6 : Et dix-huit ans plus tard...

> Episode 5 : La finale de 1951

> Episode 4 : En pleine Guerre Mondiale

> Episode 3 : L'entrée dans le monde professionnel

> Episode 2 : Du FCV à l'USVA

> Episode 1 : La création du club