Ép. 14 : Fin de série...
Un siècle de foot à VA | 
Mardi 14 mai 2013 - 17:09
Cette année, le club valenciennois fête son centenaire. Chaque semaine, nous revenons sur les moments forts de son histoire, de sa création jusqu'à aujourd'hui. Quatorzième épisode de notre saga : Fin de série...

Légende photo ci-dessus
En haut, de gauche à droite : Bas, Tihy, Kourichi, Gillot, Chevalier, P. Zaremba.
En bas, de gauche à droite : B. Zaremba, Jacques, Bernardet, Vésir, Pesin.

Saison 1979-1980. Cela devient une habitude, les joueurs cadres s'en vont, dont Milla, qui file à Monaco. Fugaldi, Metsu ou encore Piette quittent également le club du Hainaut. Attila Ladinsky, passé par Feyenoord, Anderlecht, Séville, Courtrai, arrive à VA avec un contrat très spécial. Le salaire fixe est « petit », le club décide de tout miser sur les primes de match, pour que l'investissement du joueur au passé glorieux soit total. Une manière pour le club de ne pas trop prendre de risques économiquement, lui qui est toujours en difficulté à ce niveau. Mais au niveau des arrivées, c'est l'attaquant Nambatingue Toko qui créera la sensation. Grâce à lui, les « smicards valenciennois » sont au-dessus des objectifs à mi-saison. Le club pointe en effet à la neuvième place...
Et VA ne s'arrête pas là. Le début de l'année 1980 est quasi-parfait. Les Rouge et Blanc battent Lille, Bastia, Nantes, le futur champion de France et arrivent même à se hisser à la sixième place. Au final, le club, alors entraîné par Wilczek et Tempowski, terminera huitième. Une énorme performance pour un club qui, depuis quelques saisons, n'est pas serein financièrement.



1980-1981.Toko s'en va au PSG, mais l'effectif n'est pas totalement modifié. VA peut alors croire en une saison au moins aussi bonne que la précédente. Mais en début de saison, les blessures s'accumulent et la quasi-totalité de l'effectif est amenée à jouer pour pallier aux absences. Si l'équipe se bat sur le terrain pour ravir les supporters du Stade Nungesser, on ne peut pas dire que ces derniers affluent en masse les soirs de match... A la trêve, le club, avec l'aide de ses supporters, lancent une grande campagne de sensibilisation pour que l'affluence augmente, et rapidement. Lors de cette saison 1980-1981, seuls 358 supporters ont une carte d'abonné...
A la reprise en janvier 1981, l'équipe va mal. Le club se voit même obligé de dégraisser son effectif. De nouveaux investisseurs arrivent pour sauver le club de la faillite mais veulent intégrer le comité directeur. C'est rapidement chose faite : Joseph Goldman prend la présidence du club. VA réalisera une bonne fin de saison, qui lui permettra de terminer onzième. C'est moins bien que lors de la saison précédente mais la performance est peut-être encore plus belle, lorsque l'on sait les difficultés que le club a pour survivre.

1981-1982 : Il manque 30 millions dans les caisses pour assainir le club ! Wilczek ne possède alors qu'une quinzaine de joueurs pour disputer toute la saison. VA se bat et ne possède que trois points d'avance sur le barragiste, à mi-saison. Mais l'effectif n'est pas assez étoffé, et les joueurs, au fil de la saison, sont impuissants et coulent doucement mais sûrement vers la D2. L'USVA ne pourra rien faire face à Mulhouse, en barrage. Le club connaît alors la relégation et sera resté sept saisons consécutives en D1. La fin d'une belle série...

> Episode 13 : Instabilité... mais rigeur
> Episode 12 : Inespérée, cette remontée !
> Episode 11 : VA fait l'ascenseur
> Episode 10 : L'après-Domergue
> Episode 9 : VA sur le podium
> Episode 8 : La déconvenue, puis le renouveau
> Episode 7 : L'USVA progresse...
> Episode 6 : Et dix-huit ans plus tard...

> Episode 5 : La finale de 1951

> Episode 4 : En pleine Guerre Mondiale

> Episode 3 : L'entrée dans le monde professionnel

> Episode 2 : Du FCV à l'USVA

> Episode 1 : La création du club