P. Braud : "Atteindre les ambitions du club"
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Lundi 20 juin 2016 - 22:00
Si, à l'occasion de la reprise, Ahmed Kantari était la nouvelle tête chez les joueurs, Faruk Hadzibegic comptait également une recrue au sein de son staff : Pascal Braud. Nouvel entraîneur adjoint des Rouge et Blanc, ce dernier répond aux questions de va-fc.com...

Pascal, bienvenue au VAFC ! Comment ton arrivée s'est-elle concrétisée ?
Merci ! Faruk cherchait à avoir un adjoint supplémentaire dans son groupe. Je suis toujours resté en contact avec lui depuis que nous avons travaillé ensemble à Dijon et Arles-Avignon. La dernière saison, à Niort, s’est arrêtée un peu plus tôt que prévu pour moi : l’entraîneur principal, Régis Brouard, a été limogé, il me paraissait donc normal de dire au club que c’était fini pour moi aussi. Par la suite, j’ai rencontré le Président Zdziech, on a discuté, et les choses se sont faites pour qu’aujourd’hui, je sois au Valenciennes Football Club.

Quelles sont tes impressions, après avoir officiellement rejoint un club que tu connaissais un peu ?
Je connaissais effectivement un peu le club, mais je n’avais pas du tout la notion de ce qu’il représentait. Je savais que c’était un club important dans le Nord, de par ses infrastructures et son passé. Je me doutais qu’il y aurait de l’ambition, les conditions de travail mises à disposition des joueurs et du staff n’étant pas habituelles en Ligue 2. Cela donne encore plus envie de faire correctement les choses, d’amener les joueurs encore plus haut pour atteindre les ambitions du club.

Peux-tu revenir sur le vécu commun que le coach et toi avez ?
Lorsque Faruk est arrivé à Dijon, je m’occupais des U17 Nationaux du club. Je le connaissais, mais pas plus que ça. Il a rapidement souhaité que je bosse avec lui. Je me suis dit que cette opportunité de retrouver le monde professionnel, que j’avais connu en tant que joueur, ne se représenterait peut-être pas. J’ai donc accepté et cela s’est bien passé avec Dijon. Quelques années plus tard, quand il a rejoint Arles-Avignon, Faruk a pensé à nouveau à moi et on a retravaillé ensemble. C’est quelqu’un que j’ai appris à connaître, notamment à Arles-Avignon, où nous avons passé énormément de temps ensemble. Au-delà de l’entraîneur, j’ai pu connaître l’homme. J’ai beaucoup d’affinités avec lui, je le respecte beaucoup. Les événements ont fait qu’aujourd’hui, nous travaillons à nouveau ensemble. Mais, même si ça n’avait pas été le cas, il serait resté un homme que j’apprécie énormément.

Comment se sont passés tes premiers contacts avec le staff et le groupe ?
J’ai été très bien accueilli par le staff. Je les connaissais de vue, à part Romain (Carpentier). Avec David (Klein) et Nico (Rabuel), nous nous sommes croisés sur les terrains de Ligue 2. Après, quand on arrive dans un club, il y a une démarche personnelle à faire pour s’intégrer. Mais là, je sais qu’il n’y aura aucun souci. Ils m’ont déjà permis de me sentir bien dans le groupe. Avec les joueurs, cela se fera naturellement au fil des séances. Je pense que le stage, comme à chaque début de saison dans chaque club, permettra de bien connaître le groupe et de prendre son pouls. Être tout le temps ensemble permet de peaufiner ce que l’on pense des joueurs et de créer quelque chose qui est déterminant pour la suite.

Personnellement et collectivement, quels sont tes objectifs ?
Je suis très exigeant envers moi-même, j’essaie donc d’avoir le même rapport avec les joueurs. On est là pour les amener vers le minimum d’erreurs. En Ligue 2, cela se joue sur des détails. Il faut aussi travailler sur la concentration, au quotidien. Ce n’est pas toujours simple à entendre pour les joueurs mais, à force de le répéter, on peut espérer que ça entre dans leur tête et que cela ressorte lors des matches. Nous sommes tous ambitieux. L’avantage, dans un staff, c’est que chacun va permettre à l’autre de progresser dans un domaine où il est peut-être un peu moins performant. Et l’échange est la base de tout. A partir de ça, il peut y avoir une émulation mentale. Après, avoir de l’ambition, ce n’est pas être suffisant, c’est vouloir progresser dans son boulot, quel qu’il soit.

Peux-tu retracer ton parcours, de joueur puis d’entraîneur ?
En tant que joueur, j’ai commencé stagiaire pro à Laval, où j’ai signé mon premier contrat en 1989. Après, j’ai bourlingué un peu. J’ai joué à Saint-Brieuc, à Troyes, à Niort pendant 4 ans… J’ai eu la chance de jouer dans un grand club, le Stade Malherbe de Caen, durant deux saisons. Au niveau de ma vie de footballeur, c’était vraiment le top pour moi. J’ai fini ma carrière à Dijon, en National. Au bout de deux mois, Rudi Garcia, entraîneur à l’époque, et le président de Dijon m’ont proposé une reconversion, ce qui n’était pas du tout prévu. Je me suis donc occupé des U17, pendant 3 ans, tout en supervisant les adversaires de l’équipe première. Après, j’ai eu l’opportunité de travailler avec Faruk chez les pros. Et j’ai fini à Dijon avec Patrice Carteron. Après avoir été un an sans club, je suis parti à Arles-Avignon. J’ai ensuite connu une nouvelle année sans club, puis je suis resté 3 ans à Niort. Et aujourd’hui débute ma nouvelle aventure, à Valenciennes.

Sens-tu déjà l’engouement autour du club ?
Oui. Quand j’étais venu rencontrer le président, j’étais allé boire un café avec Faruk le lendemain matin. J’ai senti de la sympathie chez les gens que l’on avait croisés. Après, il y a forcément des moments dans une saison où les supporters peuvent être déçus, mais on essaiera de faire en sorte que cela arrive le moins souvent possible. En tout cas, on sent qu’il y a de l'engouement. Quand je suis venu à Valenciennes comme adversaire, au Stade Nungesser comme joueur ou au Stade du Hainaut en tant qu'entraîneur, on voit que le club représente quelque chose aux yeux des gens. Il y a une attente, cela motive encore plus. Dans l’envie, l’investissement personnel, le travail, il faut y aller ! C’est la moindre des choses, quel que soit le club, mais encore plus ici.



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