L'entretien du mardi : Sébastien Roudet
VAFC-Clermont : J-3 | 
Mardi 26 juillet 2016 - 21:00
Cette saison, vous pourrez retrouver chaque mardi un entretien avec un joueur ou un membre du staff du VAFC. A trois jours du lancement de cette saison 2016-2017, face à Clermont, place au capitaine du VAFC, Sébastien Roudet !

Tout d’abord, comment vas-tu ? On sait que tu étais blessé…
Beaucoup mieux ! J’ai retrouvé les terrains, donc je suis forcément très content. J’ai pu reprendre le footing dès samedi, les sensations sont bonnes depuis, je n’ai plus aucune douleur. A moi maintenant de bien me préparer pour aborder cette nouvelle saison.

C’est plutôt une bonne surprise, parce que l’on craignait que cette blessure soit problématique pour le début du championnat…
Oui, moi aussi. Mais, finalement, c’est moins grave que prévu. C’est une toute petite lésion musculaire. Après, elle est située au même endroit que la saison dernière (mollet), donc on a pris un peu plus de précautions. Mais tout rentre dans l’ordre puisque je n’ai plus du tout mal.

Ressens-tu toujours la même excitation quand une nouvelle saison approche ?
La préparation, c’est la chose que l’on aime le moins dans une saison, mais il faut passer par là. Cela demande beaucoup d’efforts physiques. Malheureusement, j’ai eu un petit contretemps parce que je me suis blessé. Mais j’ai toujours cette envie de jouer, cette passion, ce qui est le plus important à mon âge. Tant que l’envie est là, il faut faire durer le plaisir.

Le fait d’avoir craint, la saison dernière, de devoir arrêter ta carrière, qui plus est sur une blessure, n’a-t-il pas redoublé ton envie de jouer ?
Oui. La saison dernière, je n’ai joué que 10 matches, je ne suis pas satisfait de ça. Je n’ai pas de revanche à prendre, mais j’aimerais faire une saison pleine. Physiquement, j’en suis capable, en espérant être épargné par les blessures. Maintenant, à moi de bien me gérer. A mon âge, c’est plus de la gestion pour être performant en match.

Pour en revenir à la préparation, on a l’impression que ce stage en Autriche a fait du bien au groupe. Qu’en penses-tu ?
Nous avons changé de contexte, nous étions à l’étranger. Il y avait de très bonnes installations, qui nous ont permis de bien travailler. Tout était réuni pour faire un bon stage, et c’est ce qu’il s’est passé. Le groupe s’est aussi soudé, nous sommes plus proches les uns des autres que par le passé, ce qui est une force. Maintenant, il va falloir garder ces liens-là tout au long de la saison. J’ai l’impression que quelque chose s’est créé en Autriche. C’est plutôt de bon augure pour ce qui nous attend cette saison. Ce sera compliqué parce qu’il y a de belles équipes dans ce championnat, je pense qu’il sera plus relevé que la saison dernière. A nous de prolonger la bonne dynamique de la fin du dernier exercice dès ce premier match face à Clermont. En tout cas, ce stage de préparation s’est très bien déroulé, tout le monde a très bien travaillé. J’espère que cela portera ces fruits.

Par la force des choses, le groupe est stable et assez resserré en nombre. Mais n’est-ce pas un avantage ?
Pour les automatismes, c’est un avantage de se connaître. Pour l’instant, seul Ahmed (Kantari) est arrivé, d’autres joueurs pourraient nous rejoindre. Yunis (Abdelhamid) et Baptiste (Aloé), qui formaient notre charnière centrale la saison dernière, ne sont plus là. Ahmed a remplacé Yunis, quelqu’un va certainement arriver pour remplacer Baptiste. Il y aura un gros travail que cela se passe bien défensivement. Offensivement et au milieu de terrain, il n’y a pas trop de changements, on se connaît bien. Les plus jeunes ont pris un peu plus de maturité la saison dernière, il y a un bon relationnel entre eux et les anciens. C’est important. Le groupe vit bien. J’espère donc que l’on ne vivra pas une saison aussi compliqué cette année.

Si le maintien avait été assuré à l’avant-dernière journée, la fin de saison reste une satisfaction…
Collectivement, dans l’état d’esprit, on a répondu présent. C’était d’ailleurs assez plaisant de pouvoir jouer en fin de saison parce que nous avons montré de belles choses. On a gagné sur de beaux scores, face à de belles équipes. Nous avons remporté les matches-clés. Maintenant, j’aimerais bien que l’on se fasse moins peur. Individuellement, la fin de saison s’est très bien passée, j’espère continuer sur cette dynamique-là. Je veux aider mes coéquipiers et apporter ce que je sais faire au groupe sur toute une saison. Il faudra répondre présent collectivement, ne pas être surpris par l’engagement en Ligue 2, pour vivre une saison un peu plus paisible.

Tu n’as joué que 10 matches la saison dernière, mais tu as fait 6 passes décisives !
Oui, je ne l’avais pas forcément noté sur le moment, c’est passé tellement vite… Pendant les vacances, je m’en suis un peu rendu compte. Si je peux continuer sur cette lancée et le faire sur 30 matches, cela peut faire de belles stats à la fin. Mais, depuis que je joue au football, le collectif passe avant tout : l’important, c’est que l’équipe tourne bien. Après, quand c’est le cas, les individualités ressortent. J’essaie d’apporter quelque chose à ce jeune groupe.

On a l’impression que, rapidement, tu t’es bien entendu dans le jeu avec Nuno (Da Costa). Confirmes-tu cela ?
Oui ! Avec Nuno (Da Costa), mais aussi Siga (Diarra), Eloge (Enza-Yamissi), Angel (Fulgini), qui jouent bien au ballon. Les affinités se créent dans le jeu. Nuno a la chance d’être rapide, et il fait de bons appels. Je suis au cœur du jeu, c’est donc à moi de distribuer le jeu, et avec des joueurs qui font des appels sans arrêt, c’est un régal. Il y a toujours une solution.



Tu es un leader technique sur le terrain mais, cette année, tu le seras aussi dans le vestiaire puisque le coach t’a désigné capitaine du VAFC…
C’est un rôle important, forcément. Je n’ai jamais accordé trop d’importance au capitanat, je suis plutôt un leader sur le terrain. C’est donc un nouveau rôle pour moi, même si je l’ai été à Châteauroux sur une demi-saison. Si je montre l’exemple sur le terrain, le reste suivra. En tout cas, c’est un honneur et une fierté d’être le capitaine de VA, à moi de bien tenir ce rôle. Mais, dans un premier temps, il faut être performant sur le terrain.

On sait que tu n’as pas un caractère à parler trop souvent mais, avec ton professionnalisme et ton vécu, tes coéquipiers t’écoutent quand tu as quelque chose à dire…
Oui, je fonctionne plus comme ça, pas avec de grosses « gueulantes ». Je fais passer des petits messages, des petites phrases pour aider mes coéquipiers. Je l’ai fait pendant le stage de préparation avec des jeunes comme Elhadj (Dabo), Lamine (Ndao), Manu (Ntim), Andy (Faustin)… Ce sont des joueurs qu’il faut conseiller parce qu’ils découvrent le métier. On est là pour ça. Il y a plusieurs cadres dans l’équipe qui le font. C’est vrai que les mots du capitaine ont plus d’importance que les autres mais, l’année dernière, sans être capitaine, le groupe était déjà à l’écoute quand je disais quelque chose. C’est donc plus facile pour moi d’endosser ce rôle cette saison.

As-tu un rapport particulier avec le staff ? Certains ne sont pas beaucoup plus vieux que toi et tu réfléchis peut-être à l’après-carrière…
Ils ont presque mon âge, ça veut dire que je suis plus proche de la fin que du début (rires) ! Il y a un bon relationnel aussi de ce côté-là. On découvre Pascal (Braud) et ça se passait déjà très bien avec Romain (Carpentier), David (Klein) et Nico (Rabuel). Ils sont logiquement plus à l’écoute d’un mec de mon âge que des plus jeunes.

Quant au coach, ressentez-vous sa grande carrière au quotidien ?
Il est un exemple pour tout le monde, puisqu’il a joué jusqu’à 38 ans. Il a un sacré passé, une grande expérience de joueur. Je suis donc à l’écoute de ses conseils. On apprend tous les jours, même à 35 ans, dans le foot. Et c’est un peu grâce à lui que je suis là, parce que j’ai beaucoup douté la saison dernière. Il a toujours été derrière moi, m’a toujours soutenu. Et finalement, c’est lui qui avait raison. Tant qu’on peut faire durer le plaisir, il faut jouer. C’est aussi l’un des rares coaches qui s’appuie sur des trentenaires. En France, on a un problème avec les joueurs qui dépassent les 30 ans. Pourtant, ils ne sont pas moins performants que des jeunes. Et en Italie, en Angleterre, en Espagne, certains jouent jusqu’à 40 ans.

Pour en revenir à cet épisode de la saison dernière, Faruk Hadzibegic t’a donc convaincu de ne pas arrêter ta carrière…
Oui, je voulais complètement arrêter, j’avais pris ma décision. Le coach m’a parlé et donné 15 jours pour réfléchir. Je suis revenu et j’avais encore envie de jouer. Il voulait absolument que je joue. D’ailleurs, il veut que je continue jusqu’à 38, 39 ou 40 ans, il dit que je suis capable de le faire physiquement et techniquement. J’espère qu’il aura raison !

Cela te permettrait de faire une fin de carrière « à la Nivet » !
« Benj », je le connais très bien, j’ai joué avec lui à Châteauroux, à mes débuts. C’est un exemple à suivre, comme d’autres joueurs français ou étrangers. Il a 39 ans et va donc jouer jusqu’à 40 ans, c’est top ! Donc, pourquoi pas moi ?

Pour finir, as-tu un message à faire passer ?
Oui. On aimerait bien refaire du Stade du Hainaut une forteresse. On s’appuie beaucoup sur nos supporters, il faut que ce soit une force pour nous. Ce serait bien que l’on soit difficile à manœuvrer à la maison. La saison dernière, il y a eu une peur bien faire, qui nous a un peu inhibés. Il faut se lâcher ! Le groupe a pris un peu d’expérience et doit donc mieux gérer ces moments-là. C’est quand même une pression positive d’avoir autant de supporters derrière nous. En fin de saison, il y a eu de belles ambiances. Face à Nancy, je me suis dit qu’on était en Ligue 1 ou qu’on jouait une place en finale de Coupe ! C’était vraiment bien. Il faut que les gens retrouvent goût à venir au stade, ça passe par des résultats et du spectacle de notre part. On sait aussi que le public sera derrière nous si nous donnons tout, nous battons sur chaque ballon. Nous devons proposer quelque chose de cohérent, en nous appuyant sur le jeu de la fin de saison dernière. Maintenant, c’est facile de parler, il faut agir !


  • Articles
» VAFC-Clermont 2-0
Le résumé vidéo
Les meilleurs moments en vidéo de la victoire du VAFC face à Clermont (2-0, 1ère journée de Domino's Ligue 2)...
» VAFC-Clermont 2-0
VA démarre fort !
Le VAFC lance idéalement cette saison 2016-2017 en s'imposant 2-0 face à Clermont au Stade du Hainaut !
» VAFC-Clermont 2-0
Revivez la victoire en "Live-Tweet" !
Suivez le premier match du VAFC de la saison en Domino's Ligue 2 en Live-Tweet ! Réagissez via #VAFCCF63... Coup d'envoi à 20h !
» VAFC-Clermont : J-1
"Démarrer du bon pied"
Avant le premier match de la saison, le coach du VAFC Faruk Hadzibegic répond à nos questions...
» VAFC-Clermont : J-2
Le "Rouge et Blanc" VAFC-Clermont
A l'occasion du premier match de la saison au Stade du Hainaut, découvrez le nouveau "Rouge et Blanc" ! Avec plus d'articles, de photos, d'infos...