Les réactions
VAFC-Bordeaux 1-2 |
Jeudi 14 mai 2009 - 17:03
Découvrez les réactions d'Antoine Kombouaré, Rafael, Luigi Pieroni, Laurent Blanc et M. Chapron après la rencontre VAFC-Bordeaux (35ème journée de Ligue 1).
VAFC
Antoine Kombouaré
Bordeaux a gagné le match logiquement. On a perdu parce que Bordeaux était meilleur. Maintenant, on doit retrouver notre calme. Par rapport à l’arbitrage, tout le monde a vu ce qui s’est passé, ça suffit. Maintenant, il faut surtout penser au match de samedi. Aller gagner à Monaco sera la meilleure des réponses après cette énorme frustration. On a perdu deux joueurs ce soir, qui sont suspendus pour le prochain match. Il faut avoir maintenant des idées positives et travailler pour avoir la meilleure équipe face à Monaco.
Rafael
On a raté quelque chose face à Bordeaux. C’est vrai que cette équipe nous a posé des problèmes, même si on a fait un bon match. A l’arrivée, on ne prend pas de point, il faut continuer et recharger les batteries pour samedi. On va être à 15 pour Monaco, ce n’est pas évident mais on va là-bas pour prendre des points et assurer le maintien au plus vite.
(A propos de M. Chapron) Je suis juste allé le voir parce qu’il y avait un coup-franc pour nous et je pensais que ça méritait aussi un carton jaune. En tant que capitaine, j’allais parler pour mon équipe mais il m’a dit « Personne ne me parle ». Après, il nous a insultés, c’est la première fois qu’on entend ça sur un terrain. Ce n’était pas évident de rester concentré sur le match.
Luigi Pieroni
On a fait une bonne entame de match et on ouvre le score. Après, même si Bordeaux n’a pas été très dangereux, je trouve que leur égalisation est plutôt logique. En deuxième mi-temps, ils ont poussé et ont pu marquer le 2ème but.
(A propos de M. Chapron) Je pense que cet arbitre manque de psychologie avec les joueurs. Il a mis des cartons à tout-va, quasiment à chaque faute qu’on faisait. Sur ce qui me concerne, je pense que la faute ne devait pas être contre moi mais pour moi. Après, je prends un carton jaune parce que je dégage le ballon, c’est tout à fait logique. En partant, je parle, M. Chapron dit que je l’ai insulté et me mets un rouge. Il a obtenu ce qu’il cherchait.
FCGB
Laurent Blanc
Nos trente-cinq premières minutes ont été insuffisantes. C'était dû à la qualité de jeu de Valenciennes. On a favorisé le jeu de Valenciennes dans la philosophie avec un jeu qui n'est pas le nôtre, c'est-à-dire que nous avons balancé de grands ballons et jouer les deuxièmes ballons. Dans ce domaine, Valenciennes était supérieur. C'est vrai à la mi-temps, j'ai dit à mes joueurs que si on continuait comme ça, nous n'avions aucune chance de gagner. C'est que nous avons fait. Mais il faut qu'on arrive à gommer les trente-cinq premières minutes. Le résultat est satisfaisant. On était venu chercher la victoire contre Valenciennes qui avait un gros moral après son succès contre Lyon. Avant le coup d'envoi, on a su le résultat de Marseille à Nice (0-2). Ca nous a mis plus de pression. C'était mal engagé, mais on a su inverser la tendance. On a eu la chance, la réussite ou le talent de revenir au score. On a été supérieur à Valenciennes en deuxième période.
M. Chapron
Je n'insulte jamais les joueurs. Je me fais insulter. C'est pour ça que j'ai exclu M. Pieroni. Si j'insulte les joueurs et que je les expulse ensuite s'ils m'insultent, je ne suis pas cohérent. Je les exclus parce qu'ils m'insultent. C'était le cas à Toulouse (ndlr : face à Lille en Coupe de France).
On a eu la visite d'Antoine Kombouaré à la mi-temps. On lui a donné des explications. Malheureusement, il n'a pas cru notre version. On était quatre à entendre la même chose. Apparemment la parole des joueurs compte plus que la mienne. Vous pouvez vérifier les propos que j'ai tenus sur les images, vous pouvez lire sur mes lèvres. Sur le dernier coup franc de la première période, je dis aux joueurs : « Si vous réclamez un carton sur chaque coup franc, je mettrai les cartons en deuxième mi-temps, mais à ceux qui les réclament ». J’ai toujours été correct avec toutes les personnes qui sont venues me voir, y compris sur le terrain.