N. Penneteau : "Un moment particulier"
VAFC-Bastia : J-2 |
Vendredi 20 janvier 2012 - 18:23
Formé à Bastia, avec qui il a disputé près de 200 matches, Nicolas Penneteau est logiquement au centre des attentions avant le 16ème de finale de Coupe de France entre le VAFC et le Sporting. Un match pas comme les autres pour le gardien valenciennois...
C'est finalement la Coupe de France qui te permet de rencontrer Bastia...
Cela faisait longtemps qu'on l'attendait. Depuis que je suis à Valenciennes, je regardais tous les tirages de Coupe en espérant tomber sur Bastia. Cela commençait à être long ! C'est un grand plaisir de pouvoir jouer contre eux, d'autant plus qu'ils reviennent très fort. Cela me fera plaisir de revoir des anciens collègues et des dirigeants, de pouvoir les accueillir dans le Nord.
Pensais-tu affronter le Sporting un jour ?
Quand je suis parti à Valenciennes, oui. Mais avant, je ne l'imaginais pas. C'est toujours un moment particulier de rejouer contre son club formateur. Là-bas, à Furiani, il y aurait peut-être eu encore plus d'émotion, mais cela reste quelque chose d'important pour moi de les recevoir.
Que représente Bastia pour toi ?
C'est le club qui m'a permis de réaliser mon métier. C'est aussi une seconde famille pour moi, j'y ai connu des personnes attachantes, que ce soit des dirigeants ou des joueurs. Pour moi, tout a commencé là-bas. Ce club restera toujours gravé dans mon esprit. Et je suis content qu'ils soient en train de renverser la tendance au niveau du sportif et de l'engouement.
Aujourd'hui, tu es associé à deux clubs, Bastia et VA...
Ce sont deux clubs qui sont importants dans ma carrière, qui se ressemblent aussi par leur côté familial. Que ce soit à Bastia ou à VA, j'ai toujours eu une proximité avec les gens du club, les administratifs, les supporters. Dimanche, je retrouverai par exemple Jo Bonavita, le dirigeant inconditionnel du Sporting. Il s'occupe des déplacements, du côté pratique, il a donné sa vie pour le club et continue à le faire. Je le verrai avec grand plaisir, comme Hervé Sekli, l'entraîneur des gardiens. J'ai commencé ma formation avec lui et je l'ai retrouvé en sélection corse, pour laquelle il est aussi entraîneur des gardiens. Chez les joueurs, il y a Yannick Cahuzac et Gilles Cioni, avec qui je passe du temps quand je rentre en Corse.
Tu as disputé le dernier VA-Bastia (19 août 2005 en Ligue 2)...
Je me souviens très bien de ce match. Il n'y avait pas encore la Tribune Ouest à Nungesser. On avait gagné 1-0 grâce à un but de Frédéric Née et David Klein était dans les buts de VA. On avait été surpris par la ferveur valenciennoise. C'est sympa de se remémorer des moments comme ceux-là.
Pour en revenir au match, vous allez affronter un adversaire de qualité...
On sera très méfiant. Malgré le fait que ce soit une équipe de Ligue 2, je trouve qu'ils ont un fond de jeu de Ligue 1. D'ailleurs, ils sont plus à l'aise face à des équipes de L1. Il y a un bon groupe avec des jeunes talentueux et un recrutement de qualité. Ils ont aussi des joueurs offensifs avec un niveau très au-dessus de la moyenne.
Malgré l'émotion qui entoure cette rencontre pour les anciens Bastiais, il y a une qualification pour les 8èmes de finale en jeu...
Avec nos amis bastiais, on se verra avant et après, mais on veut avant tout gagner et se qualifier. On peut vivre une très belle expérience en Coupe, on sera donc à fond pour remporter ce match. Après, je souhaite aux Bastiais de remonter en Ligue 1 pour qu'on les retrouve la saison prochaine...