Un stade à guichets fermés pour pousser une équipe de Sochaux vers la montée: ce samedi à Bonal, le contexte était loin, très loin d’être favorable au VAFC. Mais pour ceux qui pensaient les Valenciennois déjà en vacances, les hommes de Pierre Blois ont donné la meilleure des réponses. En prenant un point dans le Doubs, VA a gâché la fête programmée de son adversaire et affiché un sacré mental.
Une première période cauchemardesque
Car il fallait être très solide dans la tête pour ne pas sombrer dès la 18e minute quand Koum, en retard sur Boutoutaou parti au but, a pris un carton rouge direct. Dans la foulée ou presque, à dix contre onze, VA va boire le calice jusqu’à la lie quand, à la demi-heure, Djoco s’en va ouvrir le score dans la défense valenciennoise. Un VA mené au score et en infériorité numérique chez un candidat à la montée: plus grand monde ou presque ne croyait à un renversement de situation. Surtout quand en fin de première mi-temps, Boutoutaou s’en va toucher le poteau de Louchet (39e).
Une deuxième période réussie au mental et à la solidarité
Et pourtant, preuve qu’il faut toujours y croire malgré le pessimisme ambiant à la pause, le VAFC va faire le dos rond et changer la donne en deuxième période. Dès l’entame, après une faute sur Wahib dans la surface, les Rouge et Blanc obtiennent un penalty transformé par Appuah (52e). Autre coup du sort, peu avant le péno, Bayanginisa se prend un deuxième jaune en quatre minutes et laisse les Sochaliens à dix. Les deux équipes en égalité numérique, le match va se rééquilibrer et VA va même se procurer des occasions pour prendre l’avantage.
Sochaux touche le poteau mais VA tient le coup
Mais ni Rouai lancé par Koukaou (58e), ni Courtet bien servi au deuxième poteau par Wahib (62e) ne parviennent à leurs fins. À dix minutes de la fin, Sochaux est tout près de passer devant sur un centre de Tavares repris par Djoco mais le poteau sauve une nouvelle fois VA. La preuve que la roue avait bien tourné dans ce match où VA a tenu le point du nul jusqu’au bout grâce à un mental et une belle solidarité. Pas de quoi faire la fête mais suffisant pour montrer à ceux qui en doutaient que les Valenciennois joueront le jeu jusqu’au bout.