Au micro avec David Le Frapper avant VAFC - US Orléans

À la veille de la réception de l’US Orléans au Stade du Hainaut, David Le Frapper s’est présenté en conférence de presse. Le coach valenciennois a fait le point sur différents sujets.

Avant ce match important, comment abordes-tu la situation actuelle du VAFC ?

Il faut se mettre aujourd’hui dans la peau d’une équipe qui doit se battre. On est dans une situation inconfortable, avec des matchs très importants à jouer. Quand tu es là où on est aujourd’hui (15e), quand tu joues les équipes qui sont devant toi, c’est qu’elles sont meilleures que toi. C’est inutile de se dire qu’on est Valenciennes, qu’on est ceci ou cela. Oui, on est Valenciennes, mais en attendant, on est là. Pour retrouver un semblant de logique, il faut mettre le bleu de travail.

Aujourd’hui, je trouve qu’on est très confortables, en fait. C’est lié notamment à nos infrastructures. On a aussi un public de qualité, même s’ils ne sont pas contents aujourd’hui , et ça s’entend. il faut donc retrouver des choses simples :la simplicité, le travail, le respect, l’humilité. On nous donne un outil de travail exceptionnel. C’est bien de l’utiliser pour avoir des joueurs qui collent parfaitement à l’esprit valenciennois.

Le confort est-il incompatible avec l’urgence de la situation ?

Non. Et si jamais ce n’est pas encore dans l’esprit des joueurs, ils iront voir ailleurs et ça leur rappellera que dehors c’est dur quand tu n’es pas à Valenciennes. Les deux dernières saisons à Bourg-en-Bresse, on a fait tous les déplacements en mini bus. Ça ne me pose pas de problèmes de repartir en mini bus si besoin. Il faut retrouver une certaine logique et la logique aujourd’hui c’est l’humilité, le travail et le respect. C’est ça qui est important.

Est-ce que la situation actuelle change l’émotion que tu peux ressentir à l’idée de retrouver le Stade du Hainaut onze ans après ta dernière apparition sur le banc du VAFC ?

Oui, forcément, mais ce n’est pas grave. Je ne suis pas là pour faire plaisir à qui que ce soit. Je suis là pour optimiser le potentiel de l’équipe et sortir l’équipe de là. Globalement, ce sont des choses qu’on sait faire. Je l’ai fait par le passé avec un autre club (Bourg-en-Bresse), avec beaucoup moins de moyens. Aujourd’hui, on doit être besogneux, travailleurs, avec beaucoup d’humilité. C’est comme ça qu’on retrouvera un potentiel de jeu intéressant avec ces joueurs-là. Les joueurs ont envie de bien faire. Je leur ai expliqué un peu le fonctionnement de ce public. Onze ans après, Il n’a pas changé, sauf que certains ont vieilli, d’autres ont grandi. Mais c’est toujours la même passion. C’est à nous de faire en sorte de ne pas les décevoir, en tout cas dans l’engagement. Et aujourd’hui, les joueurs savent que ça ne me fait pas peur de sortir quelqu’un s’il n’est pas dans les clous.

C’est aussi ce genre de décision qui permet d’envoyer un message à tout le groupe ?

Complètement. Et ça, c’est important. C’est déjà une façon de poser son autorité. Et encore, ce n’est même pas de l’autorité, en fait, c’est de la logique pour moi. Tu as le droit de rater un match. Mais on ne peut pas attendre la 45e ou la 60e pour se dire : tu perds 3-0, tu fais les changements. Ça n’a ni queue ni tête, en fait. Je mets mes actes en adéquation avec mes paroles. Comme je leur ai dit, on est dans une mission de sept mois. Pour avoir de belles choses, ça réclame des choses.

Qui sont les absents pour ce match à Orléans ?

Christopher Rocchia et Derrick Abu sont suspendus. Kylian Kouakou et Noam Blé sont blessés. Charles Abi est en reprise. Tous les autres joueurs sont opérationnels.

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